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Une consommation modérée et régulière de vins rouges méditerranéens qui s’élèverait à 3 verres par jour pour les hommes et 2 verres pour les femmes est bénéfique pour la santé et tout particulièrement pour le système cardiovasculaire. La consommation de vin est associée à une augmentation de l’espérance de vie selon une étude européenne datée de novembre 2011.

Tout récemment (2017) cette « posologie » semble être revue a la baisse c’est a dire 2 verres pour les homme (40 g d’alcool/j) et 1 verres pour les femme. Effectivement la mortalité globale et la consommation d’alcool décrivent une courbe en J. C’est a dire que 0 verres d’alcool par semaine correspond a une mortalité accrue par rapport a la consommation de 6 verres par semaine. Au de la de cette dose la mortalité remonte essentiellement a cause des cancers colorectaux mais aussi du diabète et de l’obésité

La qualité du vin ne semble pas influencer l’effet thérapeutique.

L’explication serait la consommation de vin rouge surtout originaire d’Italie, d’Espagne et du Portugal. Initialement les effets protecteurs ont été démontrés avec ces vins rouges du pourtour méditerranéen mais d’autres études prouvent que tous les alcools ont des effets thérapeutiques plus ou moins marqué sur la santé globale et cardiovasculaire.

Ce sont les composés phénoliques du vin et en particulier le resvératrol , qui ont des propriétés anti oxydantes notamment du LDL cholestérol mais aussi anti thrombothique (par ↓du taux de fibrinogène)  anti-inflammatoires, vaso-relaxantes (↓ PA) et finalement anti-athérogènes qui expliqueraient les effets bénéfiques du vin sur le cœur pour des consommations modérées. On observe pour une consommation modérée une ↑ du HDL avec taux de LDL et triglycérides stables. Certains polyphénols du vin comme les anthocyanidines stimulent la production d’Omega 3.

On observe une réduction de la mortalité cardiovasculaire de 25 %, du risque de maladie coronaire de 30 %, d’IDM mortel de 25% aussi et de mortalité globale de 30 % (pour le vin et 20% pour la bière). En revanche il n’a pas été démontrée d’effet positif sur les AVC. L’alcool diminue légèrement les risque d’AVC ischémique mais augmente les risques d’hémorragies cérébrales avec un risque qui augmente avec la dose consommée et ceci en particulier chez les femmes..

Le resvératrol possède par ailleurs des propriétés neuroprotectrices, de modulation épigénétique et aussi anticancéreuses.

Par ailleurs, l’alcool lui même aurait des propriétés protectrice du myocarde mais pour une consommation modéré. Pour des consommations plus importantes l’alcool a une toxicité directe sur le myocytes.60 g d’alcool par soirée ( 5 verres) et ce au moins 1 fois par mois ↑ le risque de maladie coronaire de 45 %

A lui seul le vin peut être considéré comme le traitement adjuvant du syndrome métabolique (cf chapitre sur les FRCV).

Le resvératrol se trouve dans le raisin mais aussi dans la grenade (qui possède une capacité anti-oxydante supérieure au vin rouge et au thé vert), les mures, la rhubarbeDonc, le jus de raisin ou d’autres jus de fruits rouges peuvent tout a fait faire profiter des qualités nutritionnelles du vin sans consommer d’alcool.

Il existe aussi des produits de micro nutrition a base de resvératrol comme le RSV 200 des laboratoires  Piléje ou de Générative resvératrol associé à des vitamines.

Un verre de vin rouge contient 10 à 12 g d’alcool.

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Le vin est donc utile dans la prévention cardio-vasculaire si il est consommé quotidiennement (avec une abstinence de 2 j/semaine)  plutôt pendant les repas  et aux doses recommandées (1 à 2 verre pour les femmes et 2 à 3 verres pour les hommes)

Pour que son bénéfices sur la santé soit réellement significatif il faut l’associer a une activité physique régulière.

Depuis plusieurs décennies, un préjugé favorable concerne le vin rouge mais qu’en est est il des autres alcool (les 3 couleurs du vins, bières et spiritueux)?

Le vin est une boisson très complexe comportant plusieurs milliers de composants dont tous n’ont pas été identifiés sans parler des pesticides particulièrement présent dans le raisin. Le vin est riche en composés phénoliques (cf ceux du café, le thé, le chocolat et l’huile d’olive extra vierge) qui sont très probablement protecteur cardiovasculaires du fait de leur propriété antioxydante.Les polyphénols du vin proviennent de la partie solide de la grappe (peau, pépin, rafle) et jouent un rôle dans la perception gustative, provoquant entre autres une sensation astringente. La quantité de polyphénols par bouteille dépend de nombreux paramètres; cépage, terroir, millésime, type de vignification, élevage en barrique et couleur du vin en sachant que j’en ai oublier probablement plusieurs tellement le vin est complexe.

En pratique le vin contient beaucoup de polyphénols (1 verre = 2g) en particulier le vin  rouge puisque le blanc en contient 10 fois moins (et que ceux ci sont différents), la bière en contient moins et les spiritueux très peu.

Les polyphénols du vin exerçant un effet antioxydant particulièrement actif sont les flavanols (catéchines), les flavonols (quercétines), les anthocyanidines et le resvératrol. Chez l’animal (mais pas chez l’homme) le resvératrol  a prouvé des qualités neuro-protèctrice, anti vieillissement, anti-inflammatoire, vasodilatation, antagoniste des cellules cancéreuses et bénéfique pour le microbiote intestinale (en sachant qu’une dysbiose accompagne voir participe a l’HTA et au diabète).

Par ailleurs, l’expérience prouve qu’en consultation cardiologique beaucoup de patients buveurs excessifs trainent une culpabilité importante, rempart a tout dialogue constructif. L’alcoolisme ou quelque soit le therme que l’on utilise pour définir un sujet qui présente une dépendance a l’alcool n’est pas un défaut mais une maladie rentrant dans le cadre des addictions.Le médecin est présent pour proposer une aide, un traitement qu’il soit médicamenteux ou pas mais jamais pour juger et encore moins condamné.

En tout cas le resvératrol est bon pour la santé et particuliers la santé cardiovasculaire quelques soit le fruits utilisé, alcoolisé ou pas. A préférer de toute façon aux préparation micro-nutritionnelle proposé en pharmacie même si les produits sont issus de sérieux laboratoires.

Effets des boissons alcoolisées (fermentées, spiritueux, distillés) sur l’organisme:

  • Amélioration du profil lipidique: ↑HDL et ↓LDL.
  • Diminution de l’inflammation: ↓interaction des globules blancs avec les molécules d’adhésions et ↓CRPu (cf chapitre surs les FRCV).
  • Amélioration de la fonction endothéliale (↑NO): ↑tonus vasculaire avec vasodilatation.
  • Diminution de la coagulation:↓aggregation plaquettaire et ↑fibrinolyse.
  • Amelioration de la sensibilité a l’insuline: ↑stockage cellulaire du glucose.      D’ou les effet sur le risque cardiovasculaire avec ↓risque de thrombose vasculaire, ↓du stress oxydatif, ↓ du risque d’accident coronarien aigus et plus globalement ↓du risque d’athérosclérose.
AJR : Apport Journalier Recommandé
AVC : Accident Vasculaire Cérébral
Cho : Cholestérol
CC : Cohérence Cardiaque
FRCV : Facteur de Risque CardioVasculaire
FC : Fréquence Cardiaque
HTA : HyperTension Artérielle
IDM : Infarctus Du Myocarde
MAC : Médecines Alternatives et Complémentaires
MCV : Maladie CardioVasculaire
MS : Mort Subite
SRA : Système Nerveux Autonome
SNC : Système Nerveux Centrale : cerveau et moelle épinière
TIPI : Technique d’Identification des Peurs Inconscientes
TCC : Thérapie Cognitivo-Comportementale
Vit : Vitamine
Ω : Omega
Glossaire